Posté le 15.07.2007 par ouestchristinefarel
Le las lai:
Je ne crois plus
Je crois,
N'ayant plus d'espérance
Ma foi.
A force de prière
Implorée dans l'espace,
Moi qui étais un roc.
Moi sans toi,
Tant de temps…
Rêves sans trêves,
Lente attente…
Toi qui était mon souffle,
Toi qui était ma terre,
Me voilà seul désormais.
Errant,
Météore dans un ciel
Si vide!
--
Posté le 01.06.2007 par ouestchristinefarel
Pæræ
Ēn skiß traſheg war mĒn kö
Dar Ēn ameĒ kök rún.
Niks pú silR deffekt
Ki á pitrun ös fletris;
Niks sil brin deųſgœ
A sent klinnĒ ke lú rekopi á.
En þú ko Ēn konſekan riun,
Havr uju grann á puſhĒ;
Ki hĒm aweŔ Ēn fill jokúll:
Pu öd agres dehǽt,
EŔ mĒ fund amǽnk.
(poème en langue normande)
Croquis
J'ai esquissé sur mon cœur
Quelques traits d'un amour.
Non pas de celles futiles
Qui se fanent aux aurores ;
Ni de celle tant clamée
Dont l'odeur délavée n'est qu'apparence.
Mais celui comme un sillon profond,
Havre où a poussée la graine ;
Qui aurait abrité un volcan de passion :
Pour agréablement surprendre,
Et plus longtemps aimer.
Posté le 15.05.2007 par ouestchristinefarel
Lai à Hella
Je la sens qui s'approche
Elle est la, elle me guette,
Pour moi elle a l'attrait
Des femmes que j'ai aimées,
Elle est belle, elle est froide,
Mais, elle seule m'a souri
Et mon cœur s'en ébranle.
Posté le 13.05.2007 par ouestchristinefarel
Paria
Comment sera l'enfant
Dont nous avions rêvé
Celui qu'un autre aura.
Comment sera le père
Que je rêvais de moi
Et qu'un autre sera.
Que deviendra la femme
Que je pensais de toi,
La mère que tu seras,
Et celle qu'un autre a…
Posté le 12.05.2007 par ouestchristinefarel
Spleen
Mon cœur est un jardin dont les fleurs ont fanées,
Car un amour rosée, ne s'y est pas posé.
Rivière d'oublis, épanchez mes remords,
Flots, don de caresses que j'eus voulu donner.
Pour elle j'aurais lassé ma vie
A l'aimer, dans une course folle.
Posté le 11.05.2007 par ouestchristinefarel
Affliction
Mon cœur saigne désormais des sanglots de souffrance,
A tant crier au vent, mon remord, mon amour;
A n'avoir en réponse que les fracas du vent,
Qui me single de mes mots, me blessant plus encor.
Ô Dieu, quel infamie ai-je commis envers elle,
Ma vie est un fardeau, qui se traîne sans elle;
Mais je l'aime et je souffre, de n'avoir su lui dire:
Combien mon ciel est noir, depuis qu'elle est partie.
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